Sein

Augmentation mammaire

L'augmentation mammaire est une des interventions les plus gratifiantes de la chirurgie esthétique, en développant un galbe de seins harmonieux avec des cicatrices les plus discrètes.
Elle consiste en la mise en place de prothèses (implants) en cas de poitrine peu développée (hypoplasie), ou ayant perdu partie de son volume (hypotrophie).
C'est une intervention qui va permettre de définir une poitrine qui ne s'est pas ou peu développée après la puberté chez une jeune fille, ou de la regalber quand elle s'est affaissée en particulier après grossesses ou perte de poids.

Les types de prothèses mammaires : elles peuvent être remplies de sérum physiologique, ou de gel de silicone cohésif qui donne en général une consistance plus naturelle. L'enveloppe extérieure de la prothèse (qui est toujours en silicone) peut être lisse ou présenter une fine granulation à sa surface, dite texturée.

Le niveau d'implantation : suivant les conditions anatomiques  en particulier l'épaisseur de la glande, l'état de la peau, la prothèse sera placée devant ou derrière le muscle grand pectoral (position "retropectorale" ou "retromusculaire").
Si la quantité de glande est faible, la mise en place en position rétro musculaire sera nécessaire pour éviter que la prothèse ne soit trop perceptible.

La prothèse peut être introduite par différentes voies d'abord :

La consultation préopératoire va apprécier tous ces éléments avec vous :

pour poser ensemble la bonne indication.

Une mammographie et une échographie préopératoires sont systématiquement demandées avant l'intervention.
En prenant l'exemple de l'incision aréolaire, elle va permettre de traverser la glande (sans altérer la possibilité d'allaitement ultérieur) et de réaliser une loge, soit derrière la glande soit derrière le muscle pectoral, où viendra se placer l'implant. La suture finale est réalisée avec des fils résorbables. Un pansement moulant est mis en place en fin d'intervention.

Les suites sont davantage douloureuses lorsque la prothèse a été placée en position rétro musculaire, les antalgiques vont la contrôler.
Le lendemain de l'intervention le pansement est retiré et remplacé par un soutien gorge adapté à cette chirurgie qui devra être gardé 1 mois.
Les seins apparaissent tendus initialement du fait de l'oedème.
La convalescence est d'une huitaine de jours, elle peut être un peu plus longue en cas de prothèses retropectorales.
Des massages de la poitrine, réalisés par la patiente sont recommandés dès que les seins sont moins sensibles.
L'activité physique (élévation des bras, prendre son enfant dans les bras) sera modérée les premiers temps.
L'activité sportive sera reprise au bout de 6 semaines en général, progressivement.

La poitrine va progressivement s'assouplir pour prendre son galbe définitif en 3 à 4 mois.

Les complications :

À plus long terme, une "coque" peut se développer. Autour de tout implant, l'organisme construit une membrane d'exclusion qui est normalement fine et souple. Dans certains cas (on évoque le chiffre de 2 à 5%), cette membrane va s'épaissir et durcir, donnant une fermeté anormale au sein, qui peut nécessiter le changement des prothèses.

Heureusement, les progrès scientifiques font que les laboratoires développent des qualités de gel de silicone qui augmentent régulièrement la longévité des implants.
Après mise en place de prothèses, une surveillance clinique régulière par le chirurgien est nécessaire ainsi que des contrôles par mammographies (voire scanner / IRM en cas de coques) : il faut signaler au radiologue la présence de prothèses.

Exemples d'augmentation mammaire

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Dr Philippe Vial | Chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice | 12, avenue d'Eylau | 75116 Paris | 01 42 27 24 42